Ce que demande le bulletin
Un nom, et une démonstration. Le bulletin liste des questions tirées de l'affaire : quelles heures il a fallu convertir et comment, quel objet a été manipulé et à partir de quand il devenait accessible, quel trajet le coupable pouvait emprunter, comment se relient un propriétaire, un emprunteur, un vêtement et un objet retrouvé, quel alibi il faut écarter et ce qu'il cachait, quelle échéance a créé l'urgence.
Une ligne sert à noter ce qui reste une supposition. Citer une pièce sans expliquer le lien ne suffit pas : ce qui compte est le raisonnement, pas la référence.
Comment se répartissent les vingt points
L'identité vaut deux points. Le reste se distribue sur les fils de l'affaire : les heures, le moyen et l'accès, la chaîne d'un objet, le faux alibi, l'urgence connue. Chaque sous-point vaut un, et les critères sont indépendants : une conclusion fausse n'annule pas un raisonnement juste.
Le meneur accepte les formulations équivalentes et les titres de pièces plutôt que leurs codes. Personne n'a besoin d'un aveu, d'une minute exacte ni d'une identification formelle pour marquer. La grille est dans le guide, sur https://meurtresurmesure.fr/dossier
Ce que joue le coupable
Il ne marque pas de points d'enquête, puisqu'il connaît la réponse. Sa défense réussit si strictement moins de la moitié des innocents présents le nomment sur un bulletin. Une abstention reste comptée parmi les innocents mais ne le nomme pas, et une égalité exacte fait échouer la défense.
À six joueurs, cela fait deux accusations sur cinq innocents pour une réussite, trois pour un échec. Le calcul est dans le guide, pour que le meneur annonce le résultat sans improviser.
Pourquoi une majorité fausse ne change rien
La révélation est lue quels que soient les bulletins. Si la table a accusé un innocent, le meneur entre tout de même le vrai nom sur le portail et lit le texte à voix haute : le vote est un score, pas un verdict, et il ne réécrit pas le crime.
C'est important pour la soirée. Un groupe qui se trompe voit quand même comment tout s'emboîtait, et la personne qui tenait discrètement le bon fil récupère ses points. Les quatre coffrets sont sur https://meurtresurmesure.fr/coffrets
Le dernier quart d'heure, dans l'ordre
Fermez les négociations et collectez les déclarations et les accords signés. Distribuez les bulletins et laissez chacun écrire seul, sans discussion, une dizaine de minutes. Les accusés restent à table : on n'envoie personne dans une autre pièce.
Puis lisez la révélation, annoncez séparément les scores d'enquête, le sort de la défense et les points personnels, et donnez à chacun une phrase d'épilogue pour son personnage. Terminez hors personnage : quelle pièce a fait changer d'avis, quelle conversation a servi, ce qui est resté obscur.
Questions fréquentes
L'accusation est-elle un vote collectif ?+
Non. Chaque joueur remplit seul son bulletin, nomme un suspect et cite les pièces qui soutiennent son raisonnement. Le meneur note les bulletins sur vingt : il n'y a ni vote à main levée ni décision commune.
Que se passe-t-il si tout le monde se trompe ?+
Le meneur lit quand même la révélation. Les bulletins sont un score, pas un verdict : le vrai coupable est nommé à la fin quoi qu'ait décidé la table, et les points déjà acquis restent acquis.
Le coupable marque-t-il des points ?+
Pas de points d'enquête, puisqu'il connaît la réponse. Sa défense réussit si strictement moins de la moitié des innocents présents le nomment, et il peut marquer ses trois points d'objectif personnel comme les autres.


