Pas de reconstitution, des documents
Il n'y a ni maquillage, ni figurant, ni salle à décorer. Ce que le groupe reçoit, ce sont les pièces du dossier : un rapport de nuit, un registre, des dépositions, une fiche de paie, un relevé. Photographiées, une par page, à étaler.
La scène de crime existe, mais on y accède par les papiers, comme dans une vraie procédure. C'est ce qui permet à deux documents de se contredire sans que personne l'annonce, et c'est là que le travail commence.
La chronologie, le vrai exercice
Le cœur de ces dossiers est presque toujours une question d'heures. Dans L'Hiver 74, un cold case au Grand Hôtel des Nèves le 12 janvier 1974, deux pendules ne donnent pas la même heure et une clé de chiffre se calcule à partir de trois fiches de paie.
Reconstruire la chronologie oblige une équipe à faire ce qu'elle fait mal d'habitude : écrire ce qui est établi, séparer ce qui est supposé, et accepter qu'un horaire noté sur un document puisse être faux. Le tableau des heures imprimé dans le dossier sert exactement à ça.
Ce qu'il faut réserver
Une salle avec de grandes tables, des chaises, une lampe correcte, des crayons, une gomme et du papier brouillon. Rien d'autre : ni vidéoprojecteur, ni animateur, ni prestataire.
L'impression se fait en A4 recto seul à 100 pour cent, et le dossier fait de dix-sept à trente-sept pages selon le titre. Comptez une petite heure pour imprimer et trier avant l'arrivée du groupe. Les sept enquêtes, avec leur durée et leur nombre de pièces, sont sur https://meurtresurmesure.fr/enquetes
Pourquoi ce format ne met personne mal à l'aise
Parce que personne n'incarne personne. Il n'y a ni rôle à tenir, ni coupable parmi les collègues, ni mensonge à assumer devant son manager. Tout le monde est du même côté face aux documents, et la seule difficulté est de s'organiser.
C'est ce qui distingue ce format des jeux de bluff au travail, où l'on demande à des gens qui se voient tous les jours de se tromper mutuellement. Ici, l'adversaire est le dossier. La page https://meurtresurmesure.fr/murder-party-team-building détaille les variantes pour une équipe.
Au-delà de sept personnes
Une enquête se joue de un à sept enquêteurs. Pour vingt personnes, faites trois tables avec le même dossier : un seul achat, un jeu de pièces imprimé par table, un départ à la même minute.
À la fin, comparez les raisonnements plutôt que les temps. Trois tables qui ont lu les mêmes documents et pris trois chemins différents donnent une conversation bien plus utile qu'un podium, et évitent que la lecture attentive se transforme en course.
Questions fréquentes
Faut-il décorer une salle ou prévoir des figurants ?+
Non. Le format se joue sur table, avec des documents photographiés à étaler : rapports, registres, dépositions, relevés. Il faut une grande table, des chaises, une bonne lampe, des crayons et du papier brouillon, rien de plus.
Quel dossier choisir pour une équipe ?+
L'Hiver 74 si vous voulez une chronologie exigeante, avec deux pendules qui ne donnent pas la même heure et une clé de chiffre tirée de trois fiches de paie. Opération Blackout pour un rythme plus rapide, en deux à trois heures.
Est-ce que quelqu'un doit jouer un rôle ?+
Non, et c'est ce qui rend ce format confortable au travail. Personne n'incarne un personnage, personne n'est le coupable et personne ne ment à un collègue : le groupe entier travaille contre le dossier.



